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Du bon usage

Du bon usage des remèdes de famille

Ce Guide en cas de maladie ou d'accident est proposé par notre partenaire CSS.

Auteur Dr. med. Ute Hopp PD Dr. med. Jürg Baltensweiler.

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Angoisse, panique et cauchemars

L'angoisse se manifeste la plupart du temps suite à des événements angoissants, elle est plus rarement l'expression d'un trouble nerveux. L'angoisse est une réaction que l'on éprouve en cas de menace réelle ou fictive alors que la panique correspond à un comportement disproportionné. La panique a souvent pour conséquence des actions dangereuses et dommageables. Les cauchemars sont souvent provoqués par les angoisses que nous avons refoulées dans l'inconscient, ou par des médicaments, surtout par des somnifères et des calmants. Il est possible de traiter les angoisses et les cauchemars à la maison aussi longtemps que la personne concernée ne risque pas de se mettre en danger par des réactions de panique.

En cas de troubles aigus cardio-vasculaires, les symptômes comme le manque d'air et les douleurs dans la poitrine s'accompagnent souvent d'angoisses avec un sentiment d'autodestruction. Dans ce cas, il faut immédiatement hospitaliser la personne souffrante ou appeler un médecin. Cela vaut également pour des états d'angoisse prolongés d'origine psychique, si les remèdes de famille n'apportent pas d'amélioration.

Mesures à prendre :

Dans les états d'angoisse l'attention de l'entourage est d'une très grande importance. Le malade peut se détendre lorsqu'il peut s'allonger dans une chambre à la lumière tamisée et respirer calmement.

Il faut rechercher l'origine de l'angoisse, procurer au patient un contact corporel rassurant en lui tenant la main ou en le caressant, faire jouer une musique douce, lui donner un coussin chauffant ou une bouillotte.

Il est aussi très important de ne pas se laisser contaminer par l'angoisse d'autrui et chercher plutôt à rayonner le calme.

Il est recommandé d'ouvrir les pièces d'habillement qui étouffent ou serrent, encore mieux, de les enlever totalement (par ex. les élastiques, les cols roulés qui serrent de trop).

Remèdes de famille :

  • Boire une tisane calmante : fleurs d'oranger, mélisse ou tisane aux herbes
  • 1 cuiller à thé d'eau de mélisse diluée dans un peu d'eau chaude
  • Confectionner un coussin avec des plantes et l'utiliser comme oreiller. La garniture peut consister en racines de valériane, houblon, camomille, mélisse, menthe, serpolet, romarin, sauge, thym ou fougères.

Attaques

Les attaques relèvent de causes variées et se manifestent de différentes manières et formes. L'exemple typique est la "crise de nerf" (réaction nerveuse exacerbée et incontrôlable) et l'épilepsie. Dans le premier cas, les symptômes sont des comportements inhabituels apparaissant brusquement, par ex. des spasmes, des crampes provoquant des cris, des pleurs incontrôlés pouvant durer des minutes même des heures. Se manifestent de la même manière les attaques qui ont pour origine une consommation excessive d'alcool ou de drogues. Si la personne perd connaissance, si elle ne réagit pas aux appels, si elle tombe en présentant des crampes musculaires, il s'agit sans doute d'une attaque d'épilepsie.

De telles attaques relèvent de l'intervention du médecin et nécessitent une médication. Mais même l'attaque d'épilepsie nécessite au début l'intervention de laïcs si l'attaque survient brusquement à la maison ou en chemin. Pour ce qui est des autres types d'attaques, le patient reste en règle générale conscient et réagit à l'environnement. Les lignes qui suivent traitent surtout de l'attaque d'épilepsie.

Mesures

Au cours de l'attaque d'épilepsie il faut placer le patient dans une position qui lui évite de se blesser pendant les convulsions. Le meilleur emplacement est encore le sol. Tout objet solide à portée de main peut constituer un danger. Pendant la crise, il est important de protéger la langue de morsures en introduisant entre les dents du patient un mouchoir enroulé, un gant plié en deux ou tout autre matériel improvisé.

En cas de vomissement, il faut allonger le patient en position latérale pour permettre au contenu de l'estomac de se déverser sans que le patient risque de s'étouffer. Vous trouverez un dessin à ce sujet dans le paragraphe "syncope". La crise d'épilepsie est souvent accompagnée d'émission spontanée d'urine, d'une bouche qui écume et de morsures de la langue. Si les convulsions, les crispations ne diminuent pas spontanément dans les cinq minutes et que le patient ne se réveille pas, il faut appeler d'urgence un médecin et la plupart du temps le patient sera hospitalisé.

La crise épileptique sera interrompue par des médicaments administrés par injection intraveineuse ou par suppositoire. L'examen neurologique sera suivi d'une thérapie médicamenteuse de longue durée. Il faut calmer la personne après la crise, la laisser se reposer en position allongée latérale, si nécessaire changer les habits et la réchauffer avec des couvertures.

Remèdes de famille

  • Compresses chaudes sur le cou, la tête, la nuque et le cas échéant sur le dos
  • Faire boire une tisane à la camomille dès que le patient aura repris conscience

Ballonnements

Les ballonnements sont dus à une accumulation de gaz dans l'estomac et les intestins. Une forte distension des anses intestinales produit un sentiment désagréable de trop plein, un gonflement du ventre, parfois même des malaises et des douleur. Leur origine relève soit d'une digestion difficile, d'agents bactériens pathogènes, de virus ou de parasites. Il n'est pas rare que le ballonnement soit provoqué par certains aliments (voir "Prévenir") ou par une hyper-acidité de l'estomac. Dans ce cas, il s'accompagne souvent d'une inflammation de la muqueuse stomacale ou d'ulcères. S'il n'y a pas d'autres symptômes comme de la diarrhée ou des coliques, on peut utiliser les remèdes de famille. Mais, s'il persiste au delà d'une semaine, il faut consulter un médecin.

Prévenir

Eviter les choux, les légumes secs comme les haricots, les oignons et l'ail; mais les fruits frais peuvent également favoriser le ballonnement. Toujours bien mâcher les aliments.

Ballonnements

Préparer des compresses chaudes

Remède de famille

  • Tisane au cumin : verser de l'au bouillante sur 1-2 cuillers à thé de graines de cumin, couvrir et laisser tirer pendant 10 minutes, filtrer à l'aide d'une passoire et boire.
  • Bouillir une cuiller à soupe de cumin dans un ½ litre de lait et boire
  • Boire par petites gorgées de la tisane au fenouil
  • Tisane et bonbons à la menthe
Ballonnements

Fixer la compresse à l'aide d'un enveloppement

  • Enveloppement chaud :
    • faire bouillir de la camomille dans un peu d'eau, filtrer ventre et envelopper la camomille dans un linge pour l'appliquer aussi chaud que possible sur le ventre.
    • Verser de l'eau chaude sur un linge, le tordre avant de le mettre dans une serviette-éponge. Vérifier la température et l'appliquer aussi chaud que possible sur le ventre. Le cas échéant, on peut même ajouter une bouillotte.
    • Cuire de la polenta, l'étaler sur un linge, mettre le linge sur le ventre et envelopper le corps d'une serviette-éponge
  • Si le ballonnement s'accompagne de constipation, on peut stimuler l'évacuation des selles à l'aide d'un lavement.
  • Il existe des plantes laxatives comme les prunes séchées ou les figues dans de l'eau. Il faut seulement utiliser ces dernières en l'absence de coliques.
  • Mâcher des graines d'aneth
  • Tisane de lavande : pour une tasse, verser de l'eau bouillante sur 1 a 2 cuillers à thé de fleurs de lavande séchées ou 2 cuillers à thé de fleurs de lavande fraîches, laisser tirer pendant 5 à 10 minutes.

Bouffées de chaleurs

Les bouffées de chaleur peuvent commencer déjà quelques années avant la ménopause (moment des dernières règles), parfois aussi quelques mois après. Moins de la moitié des femmes en sont affectées. Durée et fréquence sont très variées. Pendant une semaine jusqu'à plusieurs années, il peut y avoir durant la journée et pendant la nuit deux à trente bouffées de chaleur en 24 heures. Il s'agit d'une sensation de chaleur subite et passagère qui monte depuis la poitrine jusqu'à la tête et dans les bras. Elément caractéristique, mais pas toujours nettement perceptible, la rougeur de la peau et des frissons ou des sueurs, souvent accompagnés d'un violent battement de cœur. Au bout d'une à cinq minutes, tout a disparu.

Les bouffées de chaleur sont dues aux variations de la concentration d'œstrogènes dans le sang provoquant des irritations de la régulation de la température dans le cerveau. L'organisme réagit en dégageant de la chaleur. A cet effet, il dilate les vaisseaux capillaires superficiels, augmente le pouls et provoque des sueurs, qui en s'évaporant procurent un rafraîchissement. On peut toujours utiliser les remèdes de famille pour soigner les bouffées de chaleur. Si cela ne suffit pas, le médecin peut vous conseiller et vous prescrire des hormones le cas échéant.

Prévenir

  • Eviter le café avec caféine, le thé noir et l'alcool qui diminuent le taux des oestrogènes
  • Les effets d'une situation de stress diminuent avec des pauses de détente régulières

Remèdes de famille et mesures

  • Coussins remplis de balle d'épeautre; l'épeautre contient beaucoup de silicate; il permet de diminuer le nombre et l'intensité des bouffées de chaleur, il absorbe en plus la sueur ; il faut bien secouer le coussin chaque jour
  • Tisane d'alchémille : verser une tasse d'eau bouillante sur 2 à 3 cuillers à thé d'alchémille coupée en petits morceaux et laisser tirer pendant 10 à 15 minutes.
  • Tisane de feuilles de sauge : même préparation que pour l'alchémille, la sauge permet de stopper la transpiration.
  • Tisane de "Cohosh noir ou herbe aux punaises ou Cimifuga Racemosa" : Laisser bouillir ½ à 1 cuiller à thé de racines concassées dans une tasse d'eau et laisser tirer pendant 15 minutes.
  • Les douches à chaleur alternée favorisent la circulation du sang, mais il est important de terminer avec de l'eau froide.

Avis

Le soja contient parait-il des oestrogènes d'origine végétale. Mais jusqu'à ce jour, les études de son efficacité en cas de troubles de la ménopause n'ont pas encore été publiées.

Les extraits à teneur d'alcool de la "Cimifuga Racemosa ou herbe aux punaises" agissent comme des oestrogènes. Il est cependant recommandé de ne pas utiliser ces extraits au delà de six mois. Les opinions sont partagées quand on veut savoir si la tisane a le même effet.

Il faut se rappeler, qu'en principe, les médicaments à base de plantes demandent de la patience; l'effet désiré ne se fait sentir qu'après une utilisation régulière de plusieurs semaines.

Brûlures, s'échauder

En cas de brûlures par la chaleur, le courant électrique, les rayons du soleil ou les rayons x, ou encore par des produits chimiques, la peau est endommagée à sa surface ou détruite jusque dans ses couches profondes. On distingue trois degrés de brûlure de la peau :

1er degré : Rougeur, souvent gonflement. Seule la couche supérieure de la peau est passagèrement endommagée, çà fait mal.

2e degré : Rougeur avec en plus une formation de cloques dans lesquelles s'accumule la sérosité des tissus; un peu plus tard, les couches supérieures de la peau se détachent, ça fait mal.

3e degré : La peau est détruite dans toute sa profondeur, y compris les racines des cheveux, les glandes sudoripares, les vaisseaux capillaires et les nerfs. IL se produit des tâches grisâtres, brunâtres ou noires ainsi que des croûtes. La sensation de la douleur est effacée!

Pour évaluer la gravité de la blessure, on se base sur l'étendue et la profondeur de la brûlure (degré). Plus la surface est grande, plus élevé sera le degré de brûlure, plus vite il faudra appeler le médecin. Règle approximative : traitement médical pour chaque brûlure du troisième degré, ainsi que pour les brûlures du deuxième degré dont la surface dépasse le format d'une carte postale (environ 1% de la surface du corps), ensuite en cas de brûlures ayant atteint le visage, les mains, les articulations ou les organes génitaux. Il faut un examen médical en cas de brûlure moins importante chez les enfants ou les personnes âgées. Il ne faut pas ouvrir les cloques en cas de doute, car les tissus sous-jacents s'infectent facilement subissant ainsi encore plus de dommage. Il n'y a pas de danger à soigner chez soi les brûlures du premier degré (par ex. les coups de soleil) ou les petites brûlures du deuxième degré avec des cloques (par ex. lorsqu'on se brûle avec un liquide bouillant).

Remèdes de famille et mesures à prendre

  • On peut soulager la douleur de la plupart des brûlures en rafraîchissant la plaie (au moins pendant 15 minutes). Le mieux est de laisser couler de l'eau très froide sur la plaie. Ce refroidissement forcé empêche la peau de se nécroser davantage en profondeur, la peau continue à "frire" après une brûlure si on ne la refroidit pas de manière intensive et suffisamment longtemps.
  • Mettre de la glace ou de la neige s'il n'y a pas d'eau froide
  • Après l'avoir refroidie, il faut recouvrir la peau avec un pansement stérile qui colle le moins possible (pommade cicatrisante stérile). Beurre, graisse, huile, alcool ou autre produits désinfectants ne sont pas recommandés.
  • Ouvrir les cloques seulement dans des conditions stériles. Appliquer sur les cloques ouvertes un pansement stérile.
  • On peut soulager les brûlures de la langue et du palais en laissant fondre un glaçon dans la bouche ou en laissant une gorgée de lait froid se réchauffer dans la bouche (à répéter plusieurs fois ).
    Si les brûlures atteignent 15% ou plus de la surface du corps, il y a danger de mort suite à un choc.Ss'en tenir à la règle approximative suivante : la surface de la main correspond à peu près à 1% de la surface du corps, on évalue la surface de la tête à environ 9%.

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